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Clegg nické par la crise économique.

 
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Ven 7 Mai - 11:42 (2010)    Sujet du message: Clegg nické par la crise économique. Répondre en citant
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Les législatives britanniques ne dégagent pas de majorité
Par lefigaro.fr 07/05/2010 | Mise à jour : 00:24 


Les conservateurs sortent en tête, avec 307 sièges, mais ne creusent pas suffisamment l'écart sur les travaillistes pour obtenir la majorité absolue. Les  libéraux-démocrates sont distancés.




Les élections législatives en Grande-Bretagne resteront incertaines jusqu'au bout. Jeudi soir, les premiers sondages sortie des urnes donnaient le parti conservateur en tête du scrutin, mais sans majorité absolue. Selon ces projections nationales, les tories obtiendraient 307 sièges, contre 255 aux travaillistes, 59 aux libéraux-démocrates et 29 pour les autres partis. L'issue de ce scrutin, sans majorité franche, est particulièrement rare au Royaume-Uni, où le système électoral favorise le bipartisme. Le dernier «parlement suspendu» («hung parliament») remonte à 1974. Les résultats définitifs seront connus vendredi dans la matinée.
Ce scénario, s'il se confirme à l'issue des dépouillements dans la nuit, peut  ouvrir la voie à une coalition dominée par le parti de David Cameron. Pour atteindre la majorité absolue de 326 sièges, les conservateurs pourraient trouver des soutiens auprès des députés unionistes d'Irlande du Nord, idéologiquement proches, et des partis indépendantistes gallois et écossais. Après avoir voté des mesures d'urgence, et notamment un budget destiné à réduire le déficit du pays, David Cameron pourrait convoquer des élections anticipées vers la fin de l'année pour obtenir une vraie majorité.
 
Un surprenant revers pour Nick Clegg


Avec une telle alliance, les tories s'épargneraient un rapprochement délicat avec les LibDems, idéologiquement plus proches des travaillistes, dont le leader Nick Clegg avait tout de même promis de soutenir le parti ayant «la plus grande légitimité populaire». Un temps présenté comme un «faiseur de roi», porté par une très forte popularité depuis sa participation aux débats télévisés, Nick Clegg enregistre un surprenant revers, puisque les LibDems comptaient 63 sièges dans la chambre des Communes sortante.
Le premier ministre sortant Gordon Brown, de son côté, peut présenter sa démission dès vendredi, laissant David Cameron s'installer au 10, Downing Street, à la tête d'un gouvernement minoritaire. Si les conservateurs n'obtenaient pas suffisamment de voix pour approuver leur programme ou nouer un pacte avec d'autres partis, de nouvelles élections pourraient être organisées rapidement. Mais les travaillistes, au pouvoir depuis treize ans, peuvent aussi tenter de rester au pouvoir, en nouant un pacte avec les libéraux démocrates.
Peter Mandelson, le ministre britannique du Commerce et numéro deux du gouvernement, n'a pas écarté cette dernière option. «Ce n'est pas le parti qui a le plus grande nombre de sièges qui essaie [de former un gouvernement] le premier, c'est le gouvernement en place», a-t-il rappelé sur la BBC. «Je ne vois pas de problème en principe à tenter de donner au pays un gouvernement fort et stable». Sollicité, Nick Clegg pourrait alors exiger la démission de Gordon Brown, avec lequel il ne souhaite pas travailler, et demander une réforme du mode de scrutin, actuellement défavorable à son parti.
 
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(Libération)


Royaume-Uni: les conservateurs en tête sans majorité absolue par MARC SEMO, SONIA DELESALLE-STOLPER Londres, de notre correspondante


Le leader conservateur David Cameron et son épouse Samatha quittent leur bureau de vote, à Spelsbury, le 6 mai 2010. (© AFP Carl de Souza)
 
C’est une victoire des conservateurs de David Cameron mais trop courte pour leur assurer une majorité de gouvernement. Les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes donnent 305 sièges aux Tories alors qu’il leur faudrait en obtenir 326 pour ne pas avoir besoin d’alliés.
Plus surprenant, ces enquêtes effectuées en commun par NOP/MORI pour la BBC et les principales chaînes privées, ITV et Sky News, donnent 255 sièges au Labour et seulement 61 aux Lib-dem qui avaient été la grande nouveauté de la campagne et qui, avec 28% d’intentions de vote, talonnaient, voire dépassaient, le Labour à la veille du scrutin. Mais le système uninominal à un tour par circonscription en vigueur en Grande-Bretagne permet à celui qui arrive en tête d’emporter la mise et les différences entre les scores en voix et les sièges peuvent être très importantes.


«Si une part importante des voix ne s’est pas traduite en sièges pour les Libéraux démocrates, cela sera une nouvelle preuve pour beaucoup de Britanniques de l’injustice de ce système», souligne Simon Hix, du centre de politique comparée européenne à la London School of Economics qui organisait une soirée d’analyse des élections. Beaucoup d’experts restent sceptiques sur ces projections d’autant qu’en milieu de soirée, n’étaient toujours pas rendues publiques les projections en voix.
En outre, elles n’ont pas pris en compte le vote postal très utilisé cette année. Les hommes politiques toutes tendances confondues sont restés quasi muets rappelant les nombreuses erreurs des instituts dans les scrutins précédents et notamment en 1992 quand le travailliste Neil Kinnock avait été donné vainqueur dans une élection finalement remportée… par le conservateur John Major.
Si ces projections se vérifient, la Grande-Bretagne va comme le prévoyaient tous les observateurs se retrouver avec un «hung parliament» - un parlement suspendu - c’est à dire sans majorité. Une situation sans précédent sauf lors des élections de 1924, 1929 et 1974. 


Les commentateurs britanniques qui évoquent «l’élection la plus excitante depuis un demi siècle» découvrent les joies de la politique à l’italienne ou à la belge échafaudant les scénarios les plus échevelés. Si l’hypothèse la plus  probable avec un tel score de 307 sièges pour les «tories» reste celle d’un gouvernement minoritaire ou appuyé par les Unionistes d’Irlande du nord, certains évoquent aussi une «rainbow coalition» avec le Labour, les Libéraux-Démocrates, le parti écossais (SNP) et d’autres partis régionaux. 


«Un gouvernement minoritaire est possible aussi parce que le système politique britannique donne un grand pouvoir à l’exécutif et que le premier ministre pourra aussi forcer l’opposition à le soutenir sur les votes les plus importants d’autant que nul n’a envie d’un nouveau recours aux urnes. Les élections coûtent très cher, les caisses sont vides et ceux qui ont le plus de  facilité à lever les fond restent les conservateurs, ce qui donne à David Cameron de bons atouts», a expliqué Tony Travers, polititologue à la London School of Economics.




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(Tourner la page)


 
Les premières leçons du scrutin britannique
 
Le fameux « modèle » en a pris un sacré coup.


Les Anglais, appelés aux urnes, se sont exprimés. A qui ont-ils accordé la majorité ? Au fond à personne !
Ils ont voté contre les travaillistes. Mais, fut-ce dans une moindre mesure, ils ont également voté contre les conservateurs.
Et c’est parce qu’ils ont voté un peu moins contre les seconds que contre les premiers que les conservateurs l’ont emporté.
Donc, pas de majorité. A la droite, à l’heure où j’écris ces lignes, il manque une vingtaine de sièges. Qu’il faudra donc négocier au coup par coup. En particulier avec les ultra-unionistes  protestants d’Irlande. Ce qui ne sera pas sans conséquence.
Les libéraux démocrates, victimes d’un scrutin qui impose le vote utile, n’ont pas obtenu le résultat espéré en particulier parce que la crise financière européenne, et les pressions spéculatives qui affaiblissent l’euro, ont décrédibilisé l’« européisme » militant de Nick Clegg. Mais les Lib-dem pourront sans doute, qu’ils s’allient ou pas aux conservateurs, renverser le gouvernement quand ils le décideront, ce qui leur donne un poids et une influence sans commune mesure avec le nombre de leurs députés. En clair, s’ils veulent pouvoir gouverner sans connaître à toute occasion les affres d’une motion de censure, les conservateurs devront mettre beaucoup d’eau dans leur vin.
 
Comment un gouvernement aussi faible, formé par un parti qui n’a gagné que parce qu’il a été moins rejeté que son concurrent va-t-il pouvoir prendre les mesures impopulaires qu’impose la dramatique situation économico-financière dans laquelle se trouve la Grande-Bretagne ?
Imaginons un instant un Papandréou en Grèce qui n’a pas la majorité ?
Répétons-le : à l’heure où j’écris ces lignes on ne dispose encore que d’estimations. Mais quelques leçons de ce scrutin peuvent d’ores et déjà être tirées :


1)    il y a encore quelques semaines, le système majoritaire à un tour était présenté en France comme la panacée. Or outre qu’il ne garantit pas une majorité cohérente contrairement à ce que prétendaient ses défenseurs, il déforme tellement l’expression populaire qu’on peut s’interroger sur le caractère démocratique du régime institutionnel qui en découle. Finalement, un député libéral démocrate vaut environ quatre députés travaillistes.
Quant aux conservateurs, ils vont certes gouverner l’Angleterre avec une majorité relative, mais en en représentant qu’un peu plus du tiers de l’électorat. Autrement dit ils vont gouverner avec un résultat moindre que la gauche français quand elle perd.
Quand on y songe, ce résultat mitigé des conservateurs mérite en soi réflexion. Compte tenu de l’impopularité de Browne, qui a multiplié les gaffes, de la très mauvaise situation économique et financière de la Grande-Bretagne dont le déficit budgétaire par rapport au PIB est presque le même que celui de la Grèce, le rejet du blairisme et du parti travailliste en général et quand on ajoute que l’immense majorité des grands journaux, représentant 70% des tirages, ont appelé à voter conservateur ( ce qui interpelle également la conception qu’on peut se faire de la démocratie).
C’est donc, de toute façon, d’un gouvernement faible, fragile, sans majorité stable, sans large appui populaire et porteur d’une idéologie (disons néo-libérale) que les Anglais ont rejetée dans leur majorité, que la Grande-Bretagne va hériter.
 
2)    Le parti travailliste, dont la plupart des médias français n’ont cessé d’expliquer que la gauche hexagonale aurait dû le prendre pour exemple tant il incarnait à leurs yeux la modernité, a certes sauvé les meubles (grâce au mode de scrutin et au découpage des circonscriptions) mais il a obtenu un des plus mauvais pourcentage de voix de son histoire, bien en dessous là encore de ce que la gauche française obtient même ses jours de défaite ;
 
Le blairisme, dont la guerre d’Irak fut l’un des hauts faits, malgré ses quelques réalisations en particulier dans le domaine des services publics se solde donc par un échec non seulement économique et social mais également politique.


3)    Ce n’est pas seulement le blairisme dont tout l’establishment français se réclame, Sarkozy en tête (mais également les partisans de DSK), c’est également du bipolarisme à l’anglaise. Or c’est précisément cette bipolarité quasi normative que malgré tout et malgré la contre performance en sièges des libéraux-démocrates — presque un tiers des électeurs britanniques — ont refusé. Non seulement en votant lib-dem mais également nationaliste écossais, nationaliste gallois ou même pour des listes écologistes ou xénophobes.
Oui, le modèle institutionnel britannique a peut-être connu hier sa première vraie crise.
 
 
Vendredi 7 Mai 2010 - Jean-François Kahn
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C'est la crise économique actuelle comparable à celle de 29 et de 74 (choc pétrolier) qui fout tout par terre. L'échec - certes relatif - de Clegg, en dépit de son charisme certain, est emblêmatique.
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MessagePosté le: Ven 7 Mai - 11:42 (2010)    Sujet du message: Publicité
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