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Après le conseil national, la pagaille ?

 
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Dim 28 Mar - 14:55 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Voici la motion qui est publié sur le site du national :




Résolution adoptée à l'unanimité des présents par le Conseil National du Mouvement Démocrate du 27 Mars 2010  [NDLR : moins une voix (expulsée) , [b]les deux tiers étant absents des débats (du fait d'une convocation précipitée) ] [/b]



Le Conseil national du Mouvement Démocrate, 
Réuni le 27 mars 2010 à l’Assemblée nationale, 

Après l’épreuve du résultat des élections régionales, 
Devant l’état de notre pays en désarroi, devant le rejet de la politique qui est le fait de l’immense majorité de nos concitoyens, 

Le conseil national souligne d’abord l’unité de notre mouvement et sa volonté de reconstruction civique pour nous-mêmes et pour l’ensemble de notre pays. 
Il soutient le premier de nos choix stratégiques : celui de l’indépendance, seul capable d’apporter une idée nouvelle et juste pour l’avenir du pays, et de répondre à ceux de ses citoyens qui ne se reconnaissent plus dans le débat démocratique. Il insiste sur le refus des manœuvres et des combinaisons. 

Le Conseil National approuve une nouvelle organisation : 
  • la nomination à la vice–présidence (aux côtés des actuels vice-présidents Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennhamias, Jacqueline Gourault, Jean-Marie Vanlerenberghe) de Jean Lassalle et de Robert Rochefort .
  • La création d’un secrétariat général du mouvement confié à Marc Fesneau, 39 ans, maire de Marchenoir et président de la communauté de communes de Beauce et Forêt (41)



Si l'on suit les témoignages dans la blogosphère, les débats auraient été extrêmement tendus et des attaques assez vives contre l'organisation des instances nationales et des élections régionales, attaques dirigées contre Eric Azière et PE Portheret notamment, et également Bernard Lehideux, d'où la désignation d'un secrétaire général, poste non prévu dans les statuts, pour réorganiser le Mouvement.


A ce stade, je pense que ce sont les fédérations qui devront montrer l'exemple d'une organisation démocratique qui soit à la fois équilibrée et "pêchue". Toute organisation animée par des personnes qui tirent dans les pattes des autres et se complaisent dans des coups de putes pour essayer de renforcer leur carrière personnelle ne peut avoir droit de cité au Mouvement Démocrate.



Ce sera dans le même temps au National de faire ses preuves. Il ne suffit pas de se prétendre démocrate, il faut savoir donner des preuves de démocratie. Pour le moment, selon l'expression admise, "peut mieux faire ..."
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MessagePosté le: Dim 28 Mar - 14:55 (2010)    Sujet du message: Publicité
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christian


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MessagePosté le: Lun 29 Mar - 17:03 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Cher ami

Vous devriez relire l'évangile, vous y trouveriez matière à penser.
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Mar 30 Mar - 00:01 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Pitié pour nous pauvres pécheurs.


Pour ce que j'en sais, bon nombre de contributions aux commissions sont passés à la trappe. Quand il s'agissait de la Commission Justice et que ces contributions étaient signés par des magistrats et des professionnels du Droit, je trouve que leur "retoquage" non motivé effectué en catimini en haut des commissions posait quelque peu problème.

Et quant au "tirage dans les pattes", j'ai eu à connaître suffisamment d'évènements fâcheux lors des régionales, en vue de torpiller le travail des militants locaux, pour me dire que j'ai forcément tort de venir critiquer le passé ...  
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advoc.diab


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MessagePosté le: Sam 3 Avr - 14:05 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Avec autant de vice-présidents, on ne pourra plus accuser le MoDem de gestion autoritaire. Cela ressemble à une oligarchie, au sens positif du terme. C'est bien, c'est le compromis entre la pagaille de la multitude, et la dictature...

Un peu comme la Trinité, qui est un compromis entre le polythéisme et le monothéisme (eh bien oui, celui qui a des contacts avec le maître de l'Enfer, comme moi, adv. diab, en sait des choses) ;)

Christian,
du fait, ne serait-ce que de ton prénom, ou des origines du MoDem (démocratie chrétienne), il faudrait savoir que l'Evangile s'écrit avec un majuscule... ;)
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Vincit Omnia Veritas


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MessagePosté le: Dim 4 Avr - 15:25 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Bientôt autant de vice-présidents que de militants ?
Le chant du cygne...
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Dim 4 Avr - 21:51 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Voilà le genre de discours incantatoire et crétinisant que certains pseudos caciques du MoDem persistent à tenir pour ancrer leur parti à gauche.

http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-anne-kraft/030410/des-convergences-…

C'est avec ce genre de propos lénifiant que ce parti politique a fait 4% aux élections. Y en a qui n'ont toujours rien compris à l'économie viscéralement progressiste et réformateur de ce mouvement. 


Tout ce qui confine le MoDem à un vague décorum intello radical-socialiste et qui est, quand on gratte bien, furieusement conservateur, le condamne à subsister dans une cabine téléphonique.


Tout ce qui consistera à reconcilier la famille centriste avec la famille social-démocrate fera certainement plus d'effet.

Tout ce qui établira que le PS/EE et l'UMP sont ce qu'ils sont, à savoir des partis bidons, pourris jusqu'à la moelle et attrape-couillons, fera avancer les choses.


Quant à Villepin même si le personnage a un certain  panache, ça reste un haut fonctionnaire, pas un politique.
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Vincit Omnia Veritas


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MessagePosté le: Lun 5 Avr - 15:58 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Roulleaux Dugage a écrit:
Quant à Villepin même si le personnage a un certain  panache, ça reste un haut fonctionnaire, pas un politique.

Pas d'accord RD...

Justement Villepin n'est pas un politique et en tant que haut fonctionnaire il devrait faire passer l'intérêt de l'État avant sa petite personne. Tout le contraire des politiques justement !

Villepin à plus l'envergure d'un chef d'état que d'un premier ministre.
Un lyrisme et un charisme qui font défaut à François Bayrou.

Un ticket Villepin à l'Elysée et Bayrou à Matignon pourrait bien être le ticket gagnant. D'autant que les Verts voudront avoir leur candidat ce qui fera éclater Europe Ecologie...
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Jeu 8 Avr - 15:23 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
je me suis mal exprimé, désolé.


Villepin n'est pas assez bon politique pour faire le job. Il faut avoir connu la vraie vie, les échecs et les emmerdes pour savoir parler aux gens. Lui est issu d'une "grande famille", a fait des études prestigieuses, est sorti de l'ENA pour aller dans la diplomatie, puis à l'Elysée, puis à Matignon, sans aucune carrière électorale. Et puis, comme premier ministre, il n'a pas été brillantissime loin s'en faut.


De toutes les façons, vu le bordel ambiant, il faudrait être vraiment balaise pour donner de bonnes prédictions.
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Expat


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MessagePosté le: Jeu 8 Avr - 20:38 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Mouais. En tout cas, pour Villepin, ce sera une grande premiere: Il va se presenter a une election!
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Ven 9 Avr - 15:53 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
En tout cas, il aura l'élection présente à l'esprit (dsl c'était trop tentant).
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christian


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MessagePosté le: Sam 10 Avr - 01:47 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
advoc.diab a écrit:


Christian,
du fait, ne serait-ce que de ton prénom, ou des origines du MoDem (démocratie chrétienne), il faudrait savoir que l'Evangile s'écrit avec un majuscule... ;)
Cher Pays ;-)

N'ayant pas de é majuscule à ma disposition, j'ai longtemps hésité entre deux fautes d'orthographe ...
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Vincit Omnia Veritas


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MessagePosté le: Sam 10 Avr - 14:23 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
christian a écrit:
advoc.diab a écrit:


Christian,
du fait, ne serait-ce que de ton prénom, ou des origines du MoDem (démocratie chrétienne), il faudrait savoir que l'Evangile s'écrit avec un majuscule... ;)

Cher Pays ;-)

N'ayant pas de é majuscule à ma disposition, j'ai longtemps hésité entre deux fautes d'orthographe ...

C'est facile sous firefox, tu laisses faire le correcteur orthographique en tapant Evangile. Il surligne en rouge, tu cliques droit et tu choisis :
Évangile
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advoc.diab


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MessagePosté le: Sam 10 Avr - 21:53 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Christian,
autant que je sache, les accents sur les majuscules ne sont pas obligatoires...
Une dame me l'a fait comprendre un jour: elle s'appelait Laurençon, et sur sa carte de visite, il figurait LAURENCON.
J'avais une bonne intention de lui signaler cela, pour qu'elle fasse corriger la faute de l'imprimeur, mais elle ne m'a pas été trop reCONnaissante... ;)
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Lun 3 Mai - 10:17 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
Voici ce que je reçois dans la boite aux lettres.




Chers amis,

Comme vous le savez François Bayrou a souhaité créer un poste de secrétaire général de notre mouvement. Cette proposition a recueilli l'approbation unanime de notre Conseil national réuni le 27 mars dernier à Paris.

J'ai pensé utile de vous écrire pour vous indiquer dans quel état d'esprit j'abordais cette mission et quelles pouvaient être les étapes du travail important à engager dans les semaines et mois à venir.

Le poste de secrétaire général d'un mouvement politique est un poste d'organisation politique, d'animation d'équipes et donc de dialogue avec ceux qui en sont les forces vives : les adhérents et les sympathisants. Je suis donc d'abord et avant tout à votre écoute pour échanger et construire. C'est ce que j'entends faire, avec le bureau exécutif et l'ensemble des équipes de notre mouvement.

Quatre missions principales m'ont été confiées par François Bayrou :

La formation d'un réseau de cadres dans chaque mouvement départemental

Nous avons de nombreux talents, de nombreuses compétences qui ne demandent qu'à être mobilisés. Nous allons réaliser un travail approfondi de détection de ces talents, le cas échéant de formation, pour renforcer leur expertise et leur légitimité, tant pour assurer l'encadrement de nos mouvements départementaux que pour élaborer des propositions et faire vivre le débat localement.

La communication interne et externe
L'organisation d'une communication interne et sa rationalisation, constitue une priorité de même que la désignation de secrétaires nationaux thématiques qui seront chargés de nourrir la réflexion, d'animer des débats thématiques, et de porter notre message politique.

La préparation des élections
Ce travail de moyen et long terme doit nous permettre de préparer des candidatures tant pour les échéances cantonales que les échéances législatives puis municipales et territoriales.
La détection de nouveaux profils, leur accompagnement y compris par la formation, doivent nous permettre d'asseoir la légitimité de candidatures crédibles pour ces futures échéances électorales.

Le renforcement et la réorganisation des mouvements départementaux
Notre formation a besoin de tous ceux qui, de bonne foi et avec un esprit réellement constructif, veulent faire vivre notre mouvement démocrate. De tous ceux qui, sans ignorer les embûches, veulent avancer. Nous avons connu des difficultés que je ne sous-estime pas.

C'est à cette reconquête, à cette mobilisation interne, et à cette exigence de rassemblement que je consacrerai, vous le comprendrez, une grande part de mes efforts, de mon énergie et de ma détermination avec les élus et responsables nationaux de notre mouvement.
Nous le devons à tous ceux qui se sont engagés dans le sillage de l'élection présidentielle de 2007 au Mouvement Démocrate.

Vous pouvez compter sur moi.

Je compte sur vous. Vraiment.

Marc Fesneau
Secrétaire général du Mouvement Démocrate




La lettre parait sincère et bien tournée, c'est déjà ça.


Mais il faudra faire le ménage, notamment au sein des commissions thématiques qui ont été trustés par des "faux nez" sectaires dont certains d'entre nous on été victimes. Faux nez venus du PS ou de EE ou d'ailleurs.


Quant à ceux qui grenouillent dans la nouvelle loge de Corine Lepage "Terre Démocrate", les débineurs de projet, les "tout pour ma pomme" et autres petits chefs, qu'ils aillent utilement se faire voir ailleurs.


J'apprends d'ailleurs que ce forum a été déréférencé du site du MoDem.


On se demande bin pourquoi tiens. On est pluraliste et on accepte la critique dans ce mouvement ? Faut voir.
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Mar 4 Mai - 14:46 (2010)    Sujet du message: Après le conseil national, la pagaille ? Répondre en citant
ref :   http://www.lesechos.fr/info/france/020501133741.htm


Le Modem, trois ans après
[ 28/04/10  ] 5 commentaire(s)


Le charismatique président du Modem, qui avait obtenu 18,5 % au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, a perdu son pari. Turnover important, impossibilité d'intégrer et de fusionner les équipes, problème financier, stratégie peu lisible et électorat hétéroclite : à l'image d'une entreprise en panne de stratégie, son parti est aujourd'hui dans la tourmente.

C'était il y a trois ans, c'était il y a un siècle. François Bayrou venait d'obtenir 18,5 % au premier tour de l'élection présidentielle. Ce 28 avril 2007, six jours après avoir rassemblé sur son nom près de 7 millions de Français, RMC télé avait accepté de le confronter à Ségolène Royal. Un débat avec la candidate du Parti socialiste, arrivée en numéro deux, mais pas avec Nicolas Sarkozy. « Je ne voterai pas pour lui »,devait déclarer le champion de l'hypercentre, entre les deux tours. Tout était là : le dialogue avec la gauche, la virulence assumée face au leader de l'UMP. Trois ans plus tard, François Bayrou continue d'irriter le président Sarkozy. Mais il ne lui fait plus peur. Le mois dernier, aux élections régionales, le Modem a recueilli moins de 5 % des voix au plan national, laissant K-O debout les derniers soutiens du leader centriste. Une seule région a échappé au carnage. 
 
 
Pourtant, les circonstances dont François Bayrou a toujours rêvé sont enfin réunies : un président de la République affaibli et au plus bas dans les sondages et un Parti socialiste qui n'est pas encore sorti de sa crise de leadership et de ses ambiguïtés. Même le débat sur les retraites, sur les déficits publics, « ses » sujets, sont au coeur de l'actualité. Mais rien ne marche. C'est la dégringolade pour le Modem : 7,6 % aux législatives, 15 % aux municipales, 8,4 % aux européennes, 4,2 % aux régionales. « On a fait une fusion et on a collectionné les fautes… », philosophe un des derniers soutiens de François Bayrou. « Le Modem n'incarne plus rien. En tant que structure, tout est à refaire », admet Jean-Luc Bennahmias, vice-président du mouvement. Tout se passe comme si le passage d'un gros conglomérat de notables, comme l'était son ancêtre l'UDF, à une start-up centrée autour d'un patron charismatique avait échoué. Turnover important, impossibilité d'intégrer et de fusionner les équipes, problème financier : à l'instar d'un groupe en panne de positionnement stratégique, la petite entreprise de François Bayrou connaît tous les symptômes de la crise. 
 
 
Une mauvaise adaptation à la structure du marché

Si l'on en croit les politologues, « historiquement il y a une résistance forte à l'implantation d'un centre en France ». La vie politique s'est structurée en deux grands pôles, gauche-droite, que l'évolution institutionnelle récente (quinquennat notamment) a amplifiés. Alors, « toute l'histoire de la Ve République c'est un ralliement du centre », note Florence Haegel, chercheur au Cevipof et spécialiste des partis politiques. François Bayrou, en fermant violemment la porte à la droite, a désarçonné nombre de ses soutiens traditionnels. Ceux que le leader centriste appelait ses « bédouins », restés à ses côtés en 2002 lors de la création de l'UMP, ont jeté l'éponge et ont rejoint Nicolas Sarkozy en créant le Nouveau Centre (NC). « Bayrou a confondu indépendance et isolement », soupire un de ses ex-lieutenants, Jean-Christophe Lagarde. Plus dur, Maurice Leroy, député Nouveau Centre, ironise : « Pour Mitterrand, le centre n'était ni à gauche ni à gauche, François Bayrou nous avait vendu un ni droite ni gauche, et puis le Modem est devenu ni à droite ni à droite ! » Pour eux, il y a une contradiction fondamentale entre le noyau de son électorat globalement de droite non sarkozyste et l'opposition systématique de François Bayrou au président de la République, qui a vite tourné en combat personnel entre les deux hommes. Dévastateur pour le centre. 
 
 
Une organisation interne inadaptée

« Le Modem a réuni des Verts, des électeurs du centre et des personnes qui n'avaient jamais milité avant. Tous ces gens n'avaient pas l'habitude de travailler ensemble », note Philippe Lapousterle, ancien journaliste et conseiller de François Bayrou. Le président du Modem a eu beau déclarer dès le début qu' « il n'accepterait pas le bazar », l'organisation interne du nouveau parti n'a pas su apporter l'homogénéité nécessaire à cette nouvelle entreprise. Dans plusieurs départements, afin de tenir compte de chaque sensibilité, le Modem a laissé s'implanter des présidences collégiales : un président, deux, voire trois vice-présidents, qui adoptaient chacun une posture différente et rêvaient de prendre la place de l'autre. Résultat : « une belle cacophonie » sur le terrain, admet Robert Rochefort, vice-président du Modem et élu européen, qui rappelle la démission pendant les régionales de la chef de file de Cap 21, Corinne Lepage. Cacophonie amplifiée par la personnalité même des nouveaux militants qui étaient entrés au Modem « comme dans un nouveau PSU », note un militant déconfit. Jean-Luc Bennahmias, qui vient des Verts, sait de quoi il parle : « Plusieurs centaines de vice-présidents, c'est ingérable », tout en admettant que « le système de prise de décision est un peu spécial, c'est une entreprise familiale ». Ceux qui sont partis dénoncent un hiatus entre cette floraison à la base et le mode de prise de décision au sommet. Un exemple : avant les municipales de 2008, une centaine de militants sont réunis dans une salle. Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou arrive : « Je viens de mettre le point final à mon programme municipal. » Les militants, qui avaient passé leur week-end à travailler pour rien sur un programme que la direction n'avait même pas lu, se sont sentis floués. Dès 2007, Jean Arthuis avait critiqué dans une tribune au « Monde » un Bayrou qui devait « sortir de sa vision messianique et comprendre qu'on ne gère pas un parti comme une secte ». Beaucoup racontent aujourd'hui, que les réunions du bureau viraient souvent au cauchemar : « C'est simple, la méthode, c'était : si tu n'es pas content, tu te barres », se souvient un dirigeant. Depuis 2007, après la défection des ex-députés UDF partis créer le Nouveau Centre, allié à l'UMP, le Modem a perdu la quasi-totalité de ses cadres. 
 
 
L'incapacité à fidéliser les clients

Faute de stratégie claire, le Modem n'a pas réussi à coaliser un électorat hétérogène. Dans les intentions de vote de ceux qui ont apporté leur voix à François Bayrou en 2007, 29 % venaient du PS, 20 % d'Europe Ecologie, 11 % de l'UMP et 26 % du Centre. Un mariage difficile à réaliser, d'autant plus que cet électorat, capable de recueillir les frustrations et les déceptions, est fragile et très volatil. Pour continuer à le séduire, le Modem, aux municipales, a opté, en vain, pour un système d'alliances à géométrie variable,« illisible », admet Marc Fesneau, le jeune secrétaire général du Modem. Aux élections européennes,« Bayrou, obnubilé par son ambition présidentielle, tellement polarisé contre Sarkozy, a gâché sa chance, il n'a parlé que de 2012. Une partie de ses électeurs s'est mécaniquement reportée sur la gauche »,analyse Gaël Sliman de l'institut BVA. Quant aux électeurs du centre démocrate-chrétien, ils ont été affolés par l'alliance assumée avec la gauche : « La photo de Marielle de Sarnez sur l'estrade aux côtés de Vincent Peillon et de Robert Hue nous a fait beaucoup de mal », admet un élu Modem. 
 
 
Des finances à restaurer

Les deux dernières campagnes ont coûté très cher. Après le score calamiteux des régionales, la plupart des candidats n'ont pas été remboursés de leurs frais de campagne. Au final, une ardoise de 1,5 à 2 millions d'euros à assumer. « Mais on ne laissera tomber personne. Nous allons resserrer la gestion, peut-être se séparer de certains collaborateurs », promet le sénateur centriste Jean-Jacques Jegou, trésorier du Modem. Il ne faudra pas non plus que le parti compte de nouvelles défections d'élus. Outre les 2,7 millions d'euros calculés sur le nombre de voix obtenues à l'élection présidentielle, le Modem doit pouvoir aussi compter sur la seconde partie du financement public calculée, elle, sur le nombre de parlementaires déclarés. En 2007, le Modem a touché 1,2 million d'euros, mais 968.000 en 2008. Les comptes 2009 ne sont pas encore publiés. Un sénateur est parti entre-temps. Et, parmi les 5 qui restent, 4 seront bientôt soumis au renouvellement. Reste aussi l'immeuble du 133, rue de l'Université. Il appartient encore à l'UDF, qui ne perçoit plus d'aide publique mais existe toujours en tant qu'association. Elle a passé une convention de mise à disposition avec le Modem en 2008. Les deux organisations avaient alors le même président, François Bayrou. 
 
 
Une marque mais pas de produit

« Le Modem n'est pas une maison vide », assure Robert Rochefort. Le parti compte aujourd'hui 5 sénateurs actifs, 5 députés européens, 3 députés nationaux, 10 conseillers régionaux (103 en 2004) et à peine une dizaine de maires. Tout est encore à construire ou à reconstruire. « Il faut resserrer l'organisation, repérer 300, 400 cadres et les former. Le centre, c'est une question de méthode, mais ce n'est pas assez théorisé », analyse l'élu européen. Ceux qui ont quitté le mouvement n'y croient plus.« J'ai fait des notes pendant des années, le problème, c'est que François ne veut pas réellement d'un parti, il considère qu'avec deux élastiques et un trombone il va être élu président de République », ironise Maurice Leroy. Mais même les plus sévères le pensent, « la marque Bayrou, ça existe ». « Le Modem c'est Bayrou, mais Bayrou ce n'est pas le Modem, il reste une équation personnelle même si elle est fortement abîmée », analyse Frédéric Dabi de l'Ifop. Ce que reconnaissent aujourd'hui peu ou prou les partisans du leader centriste : « On n'arrive pas à faire monter d'autres têtes, nous sommes face au piège d'identification », admet Robert Rochefort. Mais François Bayrou s'en soucie peu. En enfant de la Ve République, il a compris que la présidentielle était la mère de toutes les élections et que le premier tour de celle-ci est un vrai scrutin proportionnel. Son score, là, lui importe. 
 
 
 
 
 
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Y a ben du vrrrrai là dedans ! 
 
 
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