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Un coup de pied au gnhu qui peut faire avance la machine ?

 
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Lun 15 Juin - 13:10 (2009)    Sujet du message: Un coup de pied au gnhu qui peut faire avance la machine ? Répondre en citant
2 argumentaires intéressants : 
 
Lundi 8 juin-Mardi 9 juin 2009 - La montée du pouvoir gris, paru chez Marianne. 
 
Quel est le point commun entre les victoires apparentes d'Angela Merkel, Daniel Cohn-Bendit et Nicolas Sarkozy aux élections européennes?  
Dans une Europe qui s'est massivement abstenue, ils ont puisé dans des catégories s'abstenant moins que les autres. Essentiellement dans les populations les plus âgées, les moins actives, les mieux établies. Sarkozy, candidat de « la rupture », est surtout celui des retraités - qui restent en moyenne les plus attachés aux institutions européennes.  
Comme lui, Madame Merkel sait pouvoir compter sur un électorat plus âgé, qui n'a pas pour habitude de s'abstenir et qui n'est pas menacé par la désindustrialisation de l'Allemagne. Regardons bien le score de DCB: rapporté à la participation, c'est un score médiocre, dans la moyenne de ce que les Verts peuvent espérer atteindre en France quand ils ne sont pas traversés de divisions.   
Et puis, il ne faut pas l'oublier, les soixante-huitards ont dépassé la soixantaine. C'est le pouvoir gris que vient conforter l'éternel potache, qui fuit les responsabilités (« Je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle »). Je suis étonné que si peu de commentateurs remarquent combien les partis politiques en général apparaissent comme archaïques à la majorité des électeurs.  
Il y a les ringards qui ont apparemment gagné (Sarkozy, Merkel, Cohn-Bendit) et ceux qui ont vraiment perdu (les souverainistes, incapables de parler de monnaie, de commerce, d'emploi; la gauche en général, incapable de sortir de la fausse alternative ralliement au système/dénonciation néo-marxiste).  
Nous vivons l'inverse de 1968 : la protestation est devenue silencieuse, résignée. Les institutions européennes n'ont aucune légitimité populaire. L'écologie est un leurre, qui détourne de parler d'emploi, de monnaie, d'investissement. Les jeunes et les actifs sont-ils condamnés à subir un système ou le peu qui tient encore debout est soutenu par le vote le plus conservateur qui soit. 
 
Quelles leçons peut-on tirer de l’échec du MoDem aux élections européennes ? Perspective, 13 juin 2009 par Olivier Fourès 

Si les résultats décevants du Mouvement Démocrate aux Européeennes obligent ses responsables et ses militants à repenser sa stratégie, ils ne sonnent pas pour autant le glas de cette jeune formation politique.
 
 
Leçon n° 1 : L’anti-sarkozisme n’est pas une stratégie 
  
Un peu d’histoire... Le MoDem est né en 2007 d’une opposition aux valeurs incarnées par Nicolas Sarkozy et à l’idéologie qui sous-tend les politiques de son hyper-présidence. Cette posture de départ avait pour conséquence immédiate et logique l’abandon de François Bayrou par la plupart des élus de l’UDF conscients que leur avenir politique ne tenait qu’à une alliance avec l’UMP. Le résultat de François Bayrou au premier tour de la présidentielle tient autant à ses qualités et à son programme qu’au manque de crédibilité de la candidate socialiste. L’honnêteté intellectuelle nous oblige à reconnaître que sans elle et face à un Strauss-Kahn ou un autre poids lourds de la sociale démocratie, le score du leader de l’ex-UDF aurait été moindre. L’enthousiasme de la campagne présidentielle, le charisme indéniable du candidat Bayrou et le délitement du PS ont donné naissance à ce mouvement hybride qui devait faire vivre et militer ensemble des citoyens issus de la démocratie-chrétienne, de la sociale démocratie, de l’écologie politique et pour beaucoup sans passé militant. Les modes de scrutin et l’absence de candidats crédibles et expérimentés n’ont pas permis à l’ex-UDF et au nouveau MoDem de devenir une force politique influente à l’Assemblée Nationale et dans les communes. Les élections municipales ont été le théâtre d’une difficile coopération entre les ex-UDF qui se croyaient légitimes et les nouveaux venus de la gauche. Si les résultats ramenés au niveau du nombre réel de listes Modem furent honorables, leur impact national et médiatique fut insignifiant. Faute d’un réseau important d’élus nationaux et locaux, le MoDem reste inaudible malgré les éclats souvent brillants de son leader lors des affaires EDWIGE, Tapie et autres atteintes du pouvoir aux valeurs et principes démocratiques. 
Le mode de scrutin et l’enjeu des élections européennes étaient favorables au MoDem, héritier quasi-naturel des Pères de l’Europe. Le choix de faire de ses élections une opposition frontale au Président et à sa politique, au point de ne parler qu’accessoirement de l’Europe fût une erreur stratégique. Cette stratégie ne tenait pas compte d’une réalité sociologique : l’électorat du MoDem est un électorat historiquement pro-européen, plutôt diplômé et donc peu sensible aux arguments démagogiques voire poujadistes dont certains candidats zélés ont usé, un électorat issu des catégories sociales moyennes supérieures moins touchées par la crise. Sur le plan politique, l’électorat du MoDem se partage entre les démocrates-chrétiens et républicains gaullistes déçus par le sarkozisme et les libéraux du PS et des Verts. Il convenait donc de faire une campagne très européenne en déclinant au plan européen les valeurs humanistes, sociales et libérales et écologiques que prétend défendre le MoDem et de rendre secondaires les attaques directes au gouvernement et au président. 
  
Leçon n° 2 : Toutes les élections ne sont pas présidentielles 
  
Si François Bayrou a raison de rappeler que l’élection présidentielle est la seule élection qui permet un véritable changement politique, il feint d’ignorer l’importance d’un réseau d’élus locaux pour la gagner. Si le Parti Socialiste est actuellement incapable de proposer un programme crédible aux Français qui attendent autant de libertés que de protection et qui ne croient plus à un Etat surpuissant et maternant voire castrateur des initiatives citoyennes, il reste tout de même un appareil et un réseau efficace. La sociologie politique enseigne que l’expérience politique renforce la légitimité. La plupart des militants du PS sont des élus locaux qui sont des professionnels de la politique. L’amateurisme et le dilettantisme de la plupart des militants MoDem est encore un handicap. 
Pour les élections régionales de 2010, le MoDem aurait tout intérêt à laisser les instances régionales du mouvement sélectionner les candidats crédibles, légitimes localement et si possible expérimentés (conseillers municipaux, généraux et régionaux, personnalités locales) et établir un programme régional sur la base des réalités locales et des politiques publiques menées par le Conseil régional sortant. Dans cette hypothèse, il s’agira dans la plupart des cas de s’opposer au PS ! La méthode consiste à former les militants et candidats à la réalité juridique, administrative et politique des collectivités territoriales, de décliner un programme précis sur chaque compétence de la Région (développement économique, emploi et formation, culture, etc...) Par ailleurs, il faudra laisser la liberté aux têtes de liste de faire alliance ou non au second tour avec la droite ou la gauche en fonction des réalités politiques locales. S’il est candidat en Aquitaine, François Bayrou pourra-t-il se désolidariser d’Alain Juppé ? 
  
Leçon n° 3 : Un parti politique ne peut se réduire à un forum de discussions stériles 
  
La formation aux réalités, politiques, juridiques, économiques et sociales est une priorité absolue pour une formation politique dont les militants sincères et zélés se perdent parfois dans des discussions stériles à refaire le monde, à réinventer des solutions déjà expérimentées, à dénoncer des dysfonctionnements imaginaires... Le bon sens populaire est certainement légitime mais il ne suffit pas pour concevoir une politique. La complexité des réalités obligent à un effort d’analyse et quelques compétences. Tout militant a le devoir de se former et de s’informer avant de se prononcer sur un problème qu’il croit connaître. Les professionnels de la santé, de l’éducation ou d’un tout autre domaine ont une expérience de terrain très utile, mais ils ignorent parfois les enjeux et les contraintes juridiques et institutionnelles. Le minimum syndical du militant serait tout de même de connaître la constitution ! A ce titre on peut douter de la pertinence de certains papiers publiés par des commissions de réflexion des fédérations locales du MoDem ou des analyses de blogeurs démocrates ! 
  
Leçon n° 4 : Rien n’est jamais joué d’avance en politique. 
  
Les échecs sont salutaires si l’on apprend à sortir de l’aveuglement et de la naïveté. Ce n’est ni la diffusion du Film Home ni l’altercation avec Cohen-Bendit qui expliquent le mauvais score du Modem aux Européennes. Le succès du MoDem aux élections régionales tiendra principalement à l’ancrage local et à la crédibilité des candidats et des programmes. Le succès du Modem et de François de Bayrou à la présidentielle tiendra à la fois de la capacité du candidat et de son programme à rassembler à la fois les centristes et gaullistes déçus par la politique de Sarkozy et les orphelins d’un PS en déconfiture. Pour cela, il faudra sortir de l’imprécation et entrer dans les propositions. 
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MessagePosté le: Lun 15 Juin - 13:10 (2009)    Sujet du message: Publicité
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Mer 17 Juin - 16:22 (2009)    Sujet du message: Un coup de pied au gnhu qui peut faire avance la machine ? Répondre en citant
Plus une excellente critique de Jean Louis Bourlanges :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/06/17/jean-louis-bourlanges-l-…

Cet homme, excellent député européen qu'il était, et un peu conservateur bipolaire en France, semble avoir évolué : il appelle Bayrou à se repositionner dans un sens qui me convient pas mal.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:04 (2017)    Sujet du message: Un coup de pied au gnhu qui peut faire avance la machine ?
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