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Haro sur la recherche ou sur l'Elysée ?

 
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Roulleaux Dugage


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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 19:06 (2009)    Sujet du message: Haro sur la recherche ou sur l'Elysée ? Répondre en citant
Extrait de la Croix ENTRETIEN  >>>>  François Goulard,  député du Morbihan, maire UMP de Vannes, ancien ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche : " La décision la plus sage est de retirer le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs"

Alors que la médiatrice nommée par Valérie Pécresse proposait hier de rédiger un « nouveau texte », le député «villepiniste » François Goulard invite le gouvernement à retirer ses réformes controversées


Face à la mobilisation des en­seignants-chercheurs, oppo­sés à la modification de leur statut, comment doit réagir Valérie Pécresse ?
 
FRANÇOIS GOULARD: Rien ne sert de temporiser. La décision la plus sage est de retirer le projet de décret régissant le statut des ensei­gnants-chercheurs et d'engager des discussions approfondies pour trou­ver des solutions acceptables. À quoi bon s'obstiner quand on est en pré­sence de réactions aussi vives, de la part de syndicats très revendicatifs, mais aussi de milieux qui habituelle­ment le sont beaucoup moins. Cette décision s'impose d'autant plus qu'à l'université, à partir du mois de mars, nombre d'étudiants, en particulier en premier cycle, considèrent que leur année est perdue et sont tout prêts à se joindre à des manifesta­tions, à bloquer les amphithéâtres. La situation peut donc dégénérer… Et, en tout état de cause, on ne réalise pas une réforme qui touche d'aussi près les enseignants-chercheurs sans un assez large accord.

Claire Bazy-Malaurie, la médiatrice nommée par Valérie Pécresse, a rencontré hier les acteurs de la crise. Son action vous paraît-elle vaine ?  La nomination d'un médiateur est une solution classique, qui ne débou­che généralement sur rien.  Fallait-il réformer le statut des enseignants-chercheurs ?


Bien sûr. La modulation des obliga­tions horaires des enseignants-cher­cheurs s'impose. Certains d'entre eux se consacrent principalement à la recherche parce qu'ils font par­tie d'équipes très actives, auxquel­les ils apportent une valeur ajoutée. D'autres n'ont jamais été des cher­cheurs très brillants mais peuvent s'avérer être de bons enseignants. Il est anormal de conserver un ca­dre rigide pour des situations très différentes, ne serait-ce que d'une discipline à l'autre. Cela étant, ce texte intervient dans un contexte précis, celui de la loi de 2007 sur l'autonomie des universités. Et il en révèle les lacunes.


Lesquelles ?

Le gouvernement a considéré que le principal problème des univer­sités résidait dans leur statut. Or, celles-ci souffrent d'une inadé­quation de l'offre de formation par rapport aux aptitudes des étudiants et aux débouchés qui existent sur le marché du travail. De plus, cette loi a offert aux établissements une plus grande autonomie financière, mais elle a dégradé leur mode de gouvernance. Leurs conseils d'administration, élus dans une large mesure par les personnels, fonctionnent à la façon de comités d'entreprise. Dans bien des cas, les présidents doivent désormais s'ap­puyer sur une majorité composite et tenir compte du bon vouloir d'un représentant étudiant… Aussi, les grévistes ont raison quand ils affirment que les prési­dents ne sont pas les mieux placés pour décider s'il faut accorder à tel enseignant-chercheur des plages supplémentaires pour la recherche ou lui imposer davantage d'heures de cours.


L'université souffre-t-elle d'un déficit d'évaluation ?


Des évaluations existent déjà. Le problème, c'est plutôt qu'on place tous les enseignants-chercheurs et toutes les universités au même niveau, alors qu'il existe des dif­férences considérables. Toutes les universités, petites ou grandes, professionnalisantes ou pas, ont une utilité. Mais dire que tout le monde doit travailler dans les mê­mes conditions relève d'un mythe égalitaire bien français.
Un autre dossier fait controverse, la réforme de la formation des enseignants…
Le rapprochement entre les Insti­tuts universitaires de formation des maîtres, les IUFM, et les universités remonte à 2005. Mais avec la ré­forme actuelle, qui prévoit moins de stages, moins de pratique, on s'éloigne du nécessaire objectif de professionnalisation. Quand cela se présente aussi mal, on bloque tout et on discute. Il n'y a pas d'urgence à réformer la formation des maîtres.


Le conflit actuel hypothèque-t-il les chances de Valérie Pécresse dans sa course à la présidence de la région Île-de-France ?


Si c'était le cas, je le regretterais. Valérie Pécresse est dotée de gran­des qualités. Je ne lui impute pas les erreurs commises. Le mode de gouvernement actuel fait que la présidence de la République joue un rôle majeur. Et il faut rendre à César ce qui appartient à César, y compris quand cela n'a pas marché. La loi sur l'autonomie des universi­tés n'a pas été rédigée au ministère de l'enseignement supérieur, mais à l'Élysée. Par ailleurs, organiser des primaires à l'UMP un an et demi avant les régionales mobilise l'énergie de gens qui ont d'autres choses à faire et met de l'agitation là où tout devrait se passer dans le calme. On a rarement fait aussi sot dans la gestion d'un parti.


RECUEILLI PAR DENIS PEIRON - « La loi sur l'autonomie des universités n'a pas été rédigée au ministère de l'enseignement supérieur, mais à l'Élysée. »



J'aurai pu mettre cette interview dans le fil UMP = usine à gaz mais en fait, ce qu'il dit n'est pas idiot, à part "les grandes qualités de Valérie Pécresse" qui est une apparatchik RPR de la même farine que Copé.

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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 19:06 (2009)    Sujet du message: Publicité
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